Ainsi va le poème

5 août 2009

Bonjour,

Suite à la disparition de Gabriel, vous avez été nombreux à exprimer le souhait de pouvoir être tenus informés de la parution de ses prochains recueils, et des dates des récitals-spectacles de ses textes.

Vous êtes également nombreux à désirer faire partager vos souvenirs, vos impressions, à apporter un témoignage sur Gabriel, sa poésie, sa démarche.

Nous ouvrons ce blog en hommage modeste à celui qui nous reste proche et fidèle, par-delà son passage le 11 Juillet dernier.

Phoyo Pater 0808

Voici l’un de ses derniers poèmes :

Nos terres les plus nôtres nous brûlent-elles les pieds

Que nous passions notre temps  à les fuir

Et combien de carapaces et de quelle épaisseur

Nous faudra-t-il tomber

Que  notre nudité de jeune serpent nous advienne

Et de combien de peurs nous faudra-t-il nous moquer

Que se puisse entendre une fois

L’enfant rieur ?

Le plus proche en nous

Serait-il le plus lointain ?

Et ce qu’il faut de temps pour arriver à soi

Et se dire sans fausse honte « oui »