Ainsi va le poème
Bonjour,
Suite à la disparition de Gabriel, vous avez été nombreux à exprimer le souhait de pouvoir être tenus informés de la parution de ses prochains recueils, et des dates des récitals-spectacles de ses textes.
Vous êtes également nombreux à désirer faire partager vos souvenirs, vos impressions, à apporter un témoignage sur Gabriel, sa poésie, sa démarche.
Nous ouvrons ce blog en hommage modeste à celui qui nous reste proche et fidèle, par-delà son passage le 11 Juillet dernier.

Voici l’un de ses derniers poèmes :
Nos terres les plus nôtres nous brûlent-elles les pieds
Que nous passions notre temps à les fuir
Et combien de carapaces et de quelle épaisseur
Nous faudra-t-il tomber
Que notre nudité de jeune serpent nous advienne
Et de combien de peurs nous faudra-t-il nous moquer
Que se puisse entendre une fois
L’enfant rieur ?
Le plus proche en nous
Serait-il le plus lointain ?
Et ce qu’il faut de temps pour arriver à soi
Et se dire sans fausse honte « oui »